Sport
Roland-Garros - Federer de nouveau face à Nadal et à l'Histoire
| Article posté par F.Filali le 2007-06-09, visualisé 421 fois. |
Roger Federer se retrouve de nouveau face à Rafael Nadal et à l'Histoire du tennis, dimanche en finale de Roland-Garros, dans la même situation que l'an passé, à une différence près: la dernière fois que les deux rivaux se sont affrontés, c'est lui qui l'a emporté.
L'événement date du 20 mai en finale du tournoi de Hambourg où après deux ans d'invincibilité et un record de 81 victoires d'affilée sur terre battue, l'Espagnol avait fini par tomber.
Toute la question est de savoir si ce match aura suffi à faire disparaître le complexe d'infériorité dont Federer souffrait sur la surface préférée de son adversaire après cinq défaites de rang et s'il aura commencé à semer le doute dans l'esprit de Nadal.
Si la réponse est positive, les portes de la légende s'ouvriront en grand devant le Suisse. Non seulement Federer détiendra les quatre titres majeurs en même temps, un exploit que plus personne n'a réussi depuis l'Australien Rod Laver il y a 38 ans, mais il sera sur la voie royale vers le vrai Grand Chelem, la victoire à l'Open d'Australie, à Roland-Garros, à Wimbledon et à l'US Open la même année. Deux joueurs seulement ont atteint cet absolu du tennis, Laver (1962, 1969) et l'Américain Donald Budge (1938).
Nadal pour le triplé
Si elle est négative, ce sera Nadal qui aura droit à un nouveau chapitre dans les livres. Il sera le premier à soulever la Coupe des Mousquetaires trois ans de suite depuis Bj rn Borg, vainqueur quatre fois d'affilée (sur six en tout) de 1978 à 1981.
Les propos d'avant-match ne permettent pas de savoir si le contexte psychologique a été modifié depuis la victoire de Nadal en quatre sets l'année dernière.
Federer affirme bien sûr qu'il est ""plus relax"" que l'année dernière.
""J'ai vécu ça l'année dernière. La tension était énorme. La deuxième fois, c'est plus facile, on est déjà passé par là "", dit-il.
Quant à l'Espagnol, il s'est toujours placé dans la position de l'outsider, sans trop se soucier de la crédibilité de la posture, et ce n'est évidemment pas la défaite en Allemagne qui l'aura fait changer de discours. Le favori, selon lui, c'est de nouveau ""le meilleur joueur du monde"", ""l'un des meilleurs de l'histoire"", c'est-à -dire Federer.
A part, éventuellement, le facteur mental, les données sont fondamentalement les mêmes que l'année dernière.
Le trou d'air traversé par Federer de fin mars à début mai est oublié, Nadal a eu le temps de se remettre de son petit coup de pompe de Hambourg et les deux joueurs abordent le grand choc au meilleur de leur forme, comme le montre leur parcours depuis le début de la quinzaine.
Les deux finalistes n'ont jamais été vraiment en danger, même si Federer a eu de réelles difficultés en demi-finale contre Nikolay Davydenko. Nadal n'a pas perdu un seul set dans un tableau pourtant compliqué (Hewitt, Moya, Djokovic).
Le dilemme de Federer --------------------- Les données tactiques n'ont pas changé non plus.
Nadal n'a pas vraiment de questions à se poser. Il s'agira pour lui de repousser Federer avec ses grands lifts de coups droits et de courir aux quatre coins du terrain pour ramasser le plus de balles possibles.
Federer, en revanche, se retrouve devant le dilemme de toujours. Ou jouer l'offensive à outrance au risque de commettre trop de fautes directes.
Ou être plus patient, quitte à entrer dans le jeu de son adversaire. Jusqu'à Hambourg, il avait sans cesse hésité entre les deux, avec le résultat que l'on sait.
En Allemagne, il a joué deux sets de rêve face à un Nadal usé par cinq semaines de compétition non stop. A Paris, il lui faudra tenir une distance plus longue, dans des conditions a priori moins favorables, car les balles y sont plus vives et la surface plus rebondissante, d'autant que le tournoi a été épargné par la pluie pendant la deuxième semaine. De quoi peut-être donner un tout petit avantage à Nadal au jeu des pronostics, mais si faible...
L'événement date du 20 mai en finale du tournoi de Hambourg où après deux ans d'invincibilité et un record de 81 victoires d'affilée sur terre battue, l'Espagnol avait fini par tomber.
Toute la question est de savoir si ce match aura suffi à faire disparaître le complexe d'infériorité dont Federer souffrait sur la surface préférée de son adversaire après cinq défaites de rang et s'il aura commencé à semer le doute dans l'esprit de Nadal.
Si la réponse est positive, les portes de la légende s'ouvriront en grand devant le Suisse. Non seulement Federer détiendra les quatre titres majeurs en même temps, un exploit que plus personne n'a réussi depuis l'Australien Rod Laver il y a 38 ans, mais il sera sur la voie royale vers le vrai Grand Chelem, la victoire à l'Open d'Australie, à Roland-Garros, à Wimbledon et à l'US Open la même année. Deux joueurs seulement ont atteint cet absolu du tennis, Laver (1962, 1969) et l'Américain Donald Budge (1938).
Nadal pour le triplé
Si elle est négative, ce sera Nadal qui aura droit à un nouveau chapitre dans les livres. Il sera le premier à soulever la Coupe des Mousquetaires trois ans de suite depuis Bj rn Borg, vainqueur quatre fois d'affilée (sur six en tout) de 1978 à 1981.
Les propos d'avant-match ne permettent pas de savoir si le contexte psychologique a été modifié depuis la victoire de Nadal en quatre sets l'année dernière.
Federer affirme bien sûr qu'il est ""plus relax"" que l'année dernière.
""J'ai vécu ça l'année dernière. La tension était énorme. La deuxième fois, c'est plus facile, on est déjà passé par là "", dit-il.
Quant à l'Espagnol, il s'est toujours placé dans la position de l'outsider, sans trop se soucier de la crédibilité de la posture, et ce n'est évidemment pas la défaite en Allemagne qui l'aura fait changer de discours. Le favori, selon lui, c'est de nouveau ""le meilleur joueur du monde"", ""l'un des meilleurs de l'histoire"", c'est-à -dire Federer.
A part, éventuellement, le facteur mental, les données sont fondamentalement les mêmes que l'année dernière.
Le trou d'air traversé par Federer de fin mars à début mai est oublié, Nadal a eu le temps de se remettre de son petit coup de pompe de Hambourg et les deux joueurs abordent le grand choc au meilleur de leur forme, comme le montre leur parcours depuis le début de la quinzaine.
Les deux finalistes n'ont jamais été vraiment en danger, même si Federer a eu de réelles difficultés en demi-finale contre Nikolay Davydenko. Nadal n'a pas perdu un seul set dans un tableau pourtant compliqué (Hewitt, Moya, Djokovic).
Le dilemme de Federer --------------------- Les données tactiques n'ont pas changé non plus.
Nadal n'a pas vraiment de questions à se poser. Il s'agira pour lui de repousser Federer avec ses grands lifts de coups droits et de courir aux quatre coins du terrain pour ramasser le plus de balles possibles.
Federer, en revanche, se retrouve devant le dilemme de toujours. Ou jouer l'offensive à outrance au risque de commettre trop de fautes directes.
Ou être plus patient, quitte à entrer dans le jeu de son adversaire. Jusqu'à Hambourg, il avait sans cesse hésité entre les deux, avec le résultat que l'on sait.
En Allemagne, il a joué deux sets de rêve face à un Nadal usé par cinq semaines de compétition non stop. A Paris, il lui faudra tenir une distance plus longue, dans des conditions a priori moins favorables, car les balles y sont plus vives et la surface plus rebondissante, d'autant que le tournoi a été épargné par la pluie pendant la deuxième semaine. De quoi peut-être donner un tout petit avantage à Nadal au jeu des pronostics, mais si faible...
| Signets Sociaux | Outils |
|---|---|
|
![]() |
Commentaires :
Les commentaires appartiennent à leurs auteurs. Nous ne sommes pas responsables de leur contenu.














